Les Japonais redoutent une action militaire chinoise contre Taïwan, mais refusent massivement que leurs Forces d’autodéfense s’y engagent. Alors que l’île de Yonaguni (archipel d’okinawa) s’apprête à accueillir un exercice conjoint avec les États-Unis et que des parlementaires amis de Taïwan avancent sur la coopération de défense, le sondage du JPRI* creuse l’écart entre opinion publique et classe politique. Il est lu à Taipei sous le seul angle de la menace chinoise, et passe sous silence le recul du soutien japonais à une intervention.
FAITS
10 octobre 2026 : le JPRI* publie un sondage d’opinion national qui, comparé à ceux de 2023 et 2024, indique une évolution progressive de l’opinion japonaise vers une moindre implication directe des FAD* dans un éventuel conflit dans le détroit de Taïwan.
11 octobre 2026 : à Taipei, Furuya Keiji* annonce un groupe de travail sur la coopération de défense, avec les drones pour premier axe. Il s’agit d’une initiative parlementaire, sans accord gouvernemental.
19-29 octobre 2026 : exercice Keen Sword 27 sur l’île de Yonaguni, à environ 110 km de Taïwan, avec le premier déploiement américain du missile anti-navire NMESIS et de son système de défense aérienne MADIS, sans tir réel. […]
Extrait Lettre confidentielle Asie21-Futuribles n° 209/2026-10
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