Taïwan – Chine – Sao Tomé-et-Principe : Quand le besoin commande

Le 26 décembre 2016, Sao Tomé-et-Principe et la Chine renouent leurs relations diplomatiques.

FAITS

En juillet 1975, aussitôt après son indépendance, la république démocratique de Sao Tomé-et-Principe, pays d’environ deux cent mille habitants, avait établi des relations diplomatiques avec la république populaire de Chine comme les quatre autres pays africains à régime marxiste et parti unique (Angola, Cap-Vert, Guinée Bissau, Mozambique), issus comme elle de la décolonisation portugaise.

En 1997, au terme d’une initiative tenue pour largement personnelle, le président Miguel Trovoada ouvrait des relations diplomatiques avec Taïwan.

Le 20 décembre 2016, un communiqué du Premier ministre Patrice Trovoada – fils de Miguel, homme d’affaires en 1997 quand il avait participé auprès de son père aux négociations avec Taïwan – annonçait la rupture des relations avec ce pays. Le jour même, tout en condamnant une décision brutale et hostile, Taïpei justifiait la rupture par la situation internationale et le lendemain rendait public la fermeture de son ambassade et le retrait ses conseillers techniques.

Le 26 décembre à Pékin, Sao Tomé-et-Principe et la Chine renouaient leurs relations diplomatiques.

ENJEUX

Pour Sao Tomé-et-Principe : l’enjeu est …

Extrait de la Lettre confidentielle Asie21-Futuribles n°102 janvier 2017

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