Inde : Un fédéralisme à rude épreuve

La constitution indienne accorde aux provinces des pouvoirs importants que le gouvernement central tente de rogner. Les résistances provinciales sont grandes et le resteront même si les intentions de New Delhi sont parfois justifiées.

FAITS

La constitution indienne, entrée en vigueur en 1950 et de nombreuses fois amendée, répartit les pouvoirs entre le centre et les provinces (États et Territoires de l’Union, les premiers jouissant de plus d’autonomie que les seconds). Ainsi le maintien de l’ordre, la santé, les routes, l’irrigation et l’agriculture sont du ressort des provinces. Certains domaines relèvent à la fois de New Delhi et des capitales provinciales et sont répertoriés dans une liste dite concurrente.

La gestion de l’eau crée de véritables difficultés car bien souvent les provinces amont et aval n’arrivent pas à s’entendre pour un partage équitable des ressources et le pouvoir central a bien du mal à imposer des solutions. Les récriminations sont permanentes et les conflits récurrents. 

Une certaine unification de la fiscalité, initiée en 2016, doit encore se traduire dans les faits.

Extrait de la Lettre confidentielle Asie21-Futuribles n°102 janvier 2017

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