À l’époque où il était sénateur, Marco Rubio s’était montré particulièrement virulent envers la Chine. Il fut « sanctionné » par Pékin, après avoir critiqué la politique chinoise des droits de l’homme au Xinjiang ou à Hong Kong. Les autorités chinoises l’avaient alors inscrit sur la liste des personnes interdites d’entrée sur le territoire.
La Chine utilise ces sanctions comme outil diplomatique, tout comme les États-Unis ou l’Union européenne utilisent leurs propres listes de sanctions contre des responsables étrangers.
Mais alors que Marco Rubio est devenu secrétaire d’État des États-Unis – et qu’il pourrait être un candidat présidentiable – et que Donald Trump l’a imposé dans sa visite en Chine, Wang Yi* a estimé que les sanctions visaient le sénateur Rubio d’hier, et non le secrétaire d’État d’aujourd’hui dont le ton s’est assoupli dans ses nouvelles fonctions. Ainsi, Pékin a modifié une syllabe de son nom en chinois, ce qui a permis de le retirer de cette liste noire. [•••]
Extrait de la Lettre confidentielle Asie21-Futuribles n° 205/2026-05
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