Corée du Sud – Japon : Comment une poussière d’îles devient un gros grain de sable

Alors que les relations Japon – Corée du sud semblaient s’apaiser, un vieux conflit surgi du passé refait surface. Deux îlots de 0,2 km2 situés à équidistance entre la préfecture de Shimane au Japon et la côte est de la Corée du Sud sont l’objet d’un contentieux territorial. Les deux îlots en question appelés « Dokdo » en Corée du sud, « Takeshima » au Japon et « rochers Liancourt » dans les chancelleries – du nom du bateau français qui les a découverts – font l’objet d’un contentieux ancien. Il vient de ressurgir à l’occasion de l’organisation de manœuvres militaires conjointes États-Unis, Japon, Corée du sud initialement planifiées pendant le Takeshima Day.

FAITS

15 janvier 2026 : Washington propose à la Corée du sud de tenir les exercices aériens trilatéraux, États-Unis, Japon, Corée du sud, en février.

Février 2026 : Séoul refuse car la date proposée de ces exercices tombe juste avant le Takeshima Day, ce qui est inacceptable. Elle suggère alors une date se situant bien avant le 22 février ou bien après. Washington répond qu’il fera dans ce cas ces exercices militaires seul. 

12 mars 2026 : lors d’une session d’un comité budgétaire de la chambre basse, la Première ministre Sanae Takaichi a annonçé qu’elle allait « informer la communauté internationale que c’est un territoire japonais » et que lors du prochain Takeshima event, elle enverrait un membre du cabinet ministériel et non plus un simple vice-ministre. En réponse, le cabinet de la présidence coréenne a réaffirmé qu’il n’y avait pas de conflit territorial autour des îlots Dokdo et que la Corée répondrait résolument à toute revendication infondée par le Japon. [•••]

Encadré 1 La réalité actuelle des îlots

Encadré 2 Le point de vue juridique

Extrait de la Lettre confidentielle Asie21-Futuribles n° 203/2026-03