Pour Noël, la géopolitique touristique chinoise s’est trouvée une nouvelle cible : le Vatican

Après les restrictions relatives au Japon, Taïwan et la Corée du Sud, les touristes chinois ont appris qu’ils devaient rayer une nouvelle destination de la carte de leurs périples de masse : le Vatican. Une telle décision traduit deux choses : la manière dont la Chine utilise les touristes comme moyens de pression économique pour influencer sur les décisions politiques d’un État et la difficulté des relations entre la république populaire de Chine et le Saint-Siège et ce malgré les annonces répétées d’une amélioration de leurs relations (qui pourraient faire perdre à la république de Chine (ou Taiwan) la reconnaissance de son identité politique par le Vatican).

FAITS

Le 16 novembre 2017, à l’approche des fêtes de Noël, le gouvernement chinois a envoyé aux agences de tourisme chinoises une directive leur donnant l’ordre d’annuler toutes les visites de groupes à la fois au Vatican et à la basilique Saint-Pierre de Rome où se déroulent traditionnellement la « messe en la solennité de Noël » du 24 décembre et le message urbi et orbi du pape le 25 décembre. Le non-respect de ces règles entraînera le paiement d’une amende de 80 000 euros pour lesdites agences de voyages chinoises proposant des tours au Vatican.

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Jean-Yves Heurtebise, Asie21

Extrait de la Lettre confidentielle Asie21-Futuribles n°112 décembre 2017

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