Chine – Cambodge – Thaïlande : Les limites de la médiation par procuration

Fin décembre 2025, la Chine a organisé dans le Yunnan une rencontre diplomatique trilatérale avec la Thaïlande et le Cambodge, présentée comme un effort pour consolider une nouvelle trêve après plusieurs semaines d’affrontements frontaliers meurtriers. Cette manœuvre ne vise pas seulement la désescalade immédiate. Elle traduit une ambition plus large : faire de la Chine un acteur incontournable de la stabilité sécuritaire en Asie du Sud-Est, en réplique directe aux initiatives diplomatiques américaines récentes et sans doute avec le dessein de marginaliser un peu plus les mécanismes multilatéraux régionaux.

FAITS

26 octobre 2025 : la Thaïlande et le Cambodge signent à Kuala Lumpur un accord de cessez-le-feu. L’accord est signé en présence du président américain Donald Trump et du Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim, la Malaisie assurant la facilitation régionale du processus.

Début décembre 2025 : des affrontements reprennent le long de la frontière contestée mettant de facto en échec l’accord de Kuala Lumpur.

27 décembre 2025 : un nouveau cessez-le-feu est signé entre les ministres cambodgien et thaïlandais de la Défense avec une entrée en vigueur annoncée à midi le même jour.

28-29 décembre 2025 : des pourparlers trilatéraux se tiennent dans la province chinoise du Yunnan, sous l’égide du ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi, avec des rencontres séparées entre les délégations cambodgienne et thaïlandaise. La Chine appelle à [•••]

 

 

Extrait de la Lettre confidentielle Asie21-Futuribles n° 201/2026-01