La finalisation, fin décembre 2025, d’un accord d’armement de plusieurs milliards de dollars entre le Pakistan et l’Armée nationale libyenne (ANL) de Khalifa Haftar marque un double basculement : d’une part, l’entrée d’un acteur « du Sud » (Islamabad) sur un marché traditionnellement dominé par des fournisseurs russes, turcs ou émiratis, d’autre part l’ouverture d’une porte d’influence indirecte pour Pékin via un appareil co-développé sino-pakistanais, le chasseur JF-17 Thunder. Cette manœuvre illustre la capacité de certains acteurs à contourner les cadres restrictifs et constitue un défi de plus pour la crédibilité de l’embargo onusien sur les armes visant la Libye.
FAITS
17 décembre 2025 : déplacement à Benghazi du chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir, dans le cadre de contacts avec l’ANL* dirigée par le maréchal Khalifa Haftar*.
22 décembre 2025 : annonce d’un accord évalué à plus de 4 milliards de dollars entre le Pakistan et l’ANL*, incluant 16 chasseurs JF-17 coproduits avec la Chine, et 12 avions d’entraînement Super Mushak*. Les livraisons seront étalées sur environ deux ans et demi. [•••]
Extrait de la Lettre confidentielle Asie21-Futuribles n° 201/2026-01