Chine – Japon – Corée du Sud – mer de Chine de l’Est : à propos de la zone d’identification et de défense aérienne chinoise (ADIZ)

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Cette nouvelle initiative chinoise fait évidemment monter d’un cran les tensions sino-japonaises liées aux contentieux en mer de Chine de l’Est, contentieux qui ne tiennent pas seulement au différend aggravé sur les îles Senkaku, mais plus globalement à celui du partage de droits souverains en mer de Chine de l’Est entre Chine et Japon. 

Description

FAITS

Comme toute la presse internationale s’en est fait l’écho, la Chine, le 23 novembre, a décrété l’établissement d’une zone d’identification de défense aérienne (ADIZ) au-dessus de la mer de Chine de l’Est. Cette zone s’étend jusqu’à quelques encablures de la fosse d’Okinawa, à l’ouest de l’archipel japonais des Ryukyu. Elle couvre :

  • les îles Senkaku en son sud, objet de contentieux entre la Chine et le Japon, et
  • le haut fond Ieodo (ou Socotra rock) en son nord, objet de contentieux entre Pékin et Séoul.

Les côtés de cette ADIZ sont déterminés par des coordonnées précises (voir ci-jointes les cartes officielles publiées par les autorités chinoises).

Désormais, les aéronefs qui traverseront cette zone devront formellement s’identifier et se conformer à une liste de procédures imposées par les autorités chinoises, celles-ci s’octroyant implicitement un droit de suite à l’encontre de tout aéronef ayant refusé de s’y plier*.

La décision a fait l’objet des tollés américain, japonais, […]

Daniel Schaeffer, Asie21

Extrait de la Lettre confidentielle Asie21-Futuribles n°68 décembre 2013

 

Encadré 

Le polygone dessiné par la Chine connaît une extension maximale de quelque 500 km à partir de la côte chinoise en direction de l’est. Pour couvrir la surveillance de la zone, la Chine dispose à terre de trois systèmes radars transhorizon (Over The Horizon/ OTH) : 

  • un de type OTH-Backster, […]

Hypothèse 1: les Chinois  […]

Hypothèse 2 : tel que cela est écrit dans les règles qu’entend imposer la Chine […]