Depuis l’automne dernier, les relations entre Washington et Séoul alternent tensions et accalmies. Les différends commerciaux, l’affaire Coupang, le soutien jugé insuffisant de la Corée du Sud dans le détroit d’Ormuz et une fuite présumée de renseignements sensibles sur un site nucléaire nord-coréen ont fortement irrité les États-Unis, qui ont réduit leur partage d’informations avec Séoul. Désormais, un nouveau sujet de discussion émerge : le transfert du contrôle opérationnel (OPCON) des forces armées en cas de guerre avec la Corée du Nord.
FAITS
22 avril 2026 : le général Brunson* déclare, lors d’une audition devant la commission des forces armées de la chambre des représentants des États-Unis, qu’une feuille de route visant à définir les conditions du transfert de contrôle opérationnel en temps de guerre des forces armées en Corée du Sud avait été soumise au DOD*. Le premier trimestre 2029 est mentionné.
23 avril 2026 : le ministère sud-coréen de la Défense nationale réplique à cette déclaration en disant en substance que la décision sur le transfert doit être prise par les politiques et non pas par les militaires. Il précise que 2028 au plus tard est la date souhaitée du transfert Les commentateurs soulignent que les Sud-coréens veulent accélérer le calendrier et rendre effectif le transfert avant le départ de D. Trump de la Maison Blanche en Janvier 2929. Ce dernier est supposé, à juste titre, favorable à une réduction du fardeau militaire américain de la dissuasion face à la Corée du Nord. […]
Extrait de la Lettre confidentielle Asie21-Futuribles n° 205/2026-05
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