Corée du Sud : L’industrie spatiale en Corée du Sud, une longue quête vers l’autonomie stratégique

En un demi-siècle, la Corée du Sud a bâti patiemment une industrie spatiale complète, au prix de fortes contraintes politiques, technologiques et géostratégiques. Longtemps freinée par les accords de limitation imposés par Washington et par une dépendance à l’expertise étrangère, Séoul est aujourd’hui entrée dans le cercle restreint des nations capables d’accéder de manière autonome à l’espace. Le succès du lanceur Nuri et la montée en puissance d’acteurs industriels comme Hanwha ou KAI illustrent cette quête d’indépendance, désormais structurée par une agence spatiale dédiée et une feuille de route ambitieuse. Pour le gouvernement de la Corée du Sud, l’espace n’est pas un marché, mais un instrument clé de souveraineté et de sécurité nationale.

FAITS

27 novembre 2025 : succès du 4e vol de Nuri (« le monde » en coréen), le lanceur coréen de 200 tonnes et d’une capacité de 1,4 tonne et qui a mis en orbite basse (600 km) un satellite d’observation ainsi qu’une douzaine de CubeSats (petit satellites de quelques kilos) issus d’universités. Ce vol est le premier depuis la création de la KASA* et depuis que la maitrise d’œuvre du lanceur a été confiée à l’industrie privée, en l’occurrence le groupe Hanwha*. [•••]

 

Encadré 1 Les start-up du spatial

 

Extrait de la Lettre confidentielle Asie21-Futuribles n° 201/2026-01