Chine – Moyen-Orient : Le Hezbollah invite la Chine au Liban

Le chef du Hezbollah s’est fait le porte-parole et, sans doute, l’intermédiaire de Pékin au Liban, en annonçant la possibilité d’un financement chinois d’infrastructures nécessaires au relèvement économique du pays du Cèdre. Un signal resté faible, mais gros de potentialités.

The head of Hezbollah has made himself the spokesperson and, probably, the intermediary of Beijing in Lebanon, by announcing the possibility of Chinese financing of infrastructures necessary for the economic recovery of the country of the Cedars. A signal remained weak, but full of potential.

FAITS

  • Dans l’histoire mouvementée du Moyen-Orient, le potentiel de reconstruction attirerait les entreprises du bâtiment et des travaux publics du monde entier si deux contraintes ne s’y opposaient, celles de la sécurité et de l’instabilité politique. S’y ajoutent, pour la Syrie et ceux qui lui apportent leur aide, les sanctions internationales appliquées par l’Occident, notamment celles édictées par la loi César*, entrée en application le 17 juin 2020.
  • Précisément, à la veille de cette date, le chef du Hezbollah, acteur de référence au Liban, Hassan Nasrallah, rappelait que la Chine était l’un des rares pays à pouvoir s’en abstraire, en déclarant dans un discours à la télévision Al-Manar, que des entreprises chinoises s’étaient déclarées prêtes à investir au Liban.

Deux projets sont évoqués :

  • la relance du chemin de fer côtier – de la frontière avec Israël à la frontière avec la Syrie. Il s’agit de soulager le camionnage,confronté à un réseau routier très encombré ;
  • la construction d’une nouvelle centrale électrique qu’une criante pénurie d’énergie rend indispensable.

Nasrallah* a fait valoir que l’obtention du financement chinois serait plus facile et plus rapide qu’un prêt du FMI.

Que le responsable du Hezbollah prenne la parole sur ce sujet a du poids dans la mesure où ce mouvement et ses alliés – chiites et chrétiens – détiennent le pouvoir avec :

  • la majorité au Parlement depuis les élections législatives de 2018,
  • la main dans le gouvernement d’experts constitué le 21 janvier 2020, après la […]

 

Encadré : Liban, trente ans de crise, une économie en déroute

 

Extrait de la Lettre confidentielle Asie21-Futuribles n°141/2020-07&08

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