Kirghizstan : vingt-cinq années de déceptions

Un quart de siècle après la dislocation de l’Union soviétique, le groupe Asie21 se penche sur les cinq États qui, au centre du continent, sont nés à cette occasion. Il dresse le bilan de ces deux décennies et demie, et envisage les perspectives d’avenir de chacun d’entre eux. Première étape de ce périple : le Kirghizstan. Un État qui, malgré ses très lourds handicaps, fut porteur d’un vaste espoir de réussite dans son émergence, lors de son indépendance. Mais qui, depuis, n’a cessé d’aller de déception en déception. Un long désenchantement qui, hélas, risque de ne pas cesser.

FAITS

Le 11 décembre 2016, un référendum a profondément modifié le texte de la constitution du pays, dont l’essentiel datait de la création de l’État en 1991. Presque 80 % des votants ont approuvé cette réécriture, même si le taux de participation a été de seulement 40 %. Le président Almazbek Atambaïev, promoteur de la réforme, sort donc renforcé par ce scrutin.

Quelques jours plus tard, le Kirghizstan a été à nouveau sous les feux de l’actualité, puisque l’auteur de l’attentat meurtrier d’Istanbul, qui a causé 39 morts dans une discothèque le soir du réveillon du 31 décembre, était titulaire d’un passeport kirghiz (ce qui ne signifie d’ailleurs pas qu’il avait réellement cette nationalité).

ENJEUX

Achever la construction de l’État. Après 25 ans d’existence, le Kirghizstan reste l’un des États centrasiatiques les…

Extrait de la Lettre confidentielle Asie21-Futuribles n°102 janvier 2017

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