Australie – Chine : Ouverture de procédures pour pratiques antidumping à l’encontre des vins australiens exportés en Chine

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La Chine qui, en 5 ans, a fait de l’Australie un grand exportateur de vin, pourrait en quelques mois réduire ce secteur à néant. Le marché chinois continuera à être importateur. Qui l’alimentera ? la France au nom de la tradition, ou le Chili et l’Italie au nom du dynamisme des 5 dernières années ?

UGS : Asie21-Futuribles 142-12 Catégories : , Étiquettes : , , , , , ,

Description

FAITS

Selon le SCMP1 du 31 août 2020, la Chine ouvre une enquête sur les importations de vins australiens vendus moins chers en Chine qu’en Australie, accusée de pratiquer du dumping commercial. Une procédure similaire déclenchée en 2018 pour les importations d’orges australiennes a conduit à l’imposition de taxes dites « antidumping » de 80,5 %. Le résultat est que le marché chinois des orges de 1,5 milliard $ en 2018, passé à 600 millions $ de 2019 suite à la sécheresse, devrait  rapidement se fermer aux orges australiennes en 2020. La Chine annonce ce 1er septembre, avoir trouvé des substances dangereuses dans un chargement d’orges en provenance d’Australie qui sont désormais interdites à l’importation. C’est une mesure classique et plus rapide que les taxes anti-dumping. Les experts estiment que la taxe antidumping pour les vins australiens exportés en Chine pourraient atteindre 200 %

  • L’Australie a exporté plus de 2,08 milliards $ de vin en 2019, dont 40 % sur la Chine qui est ainsi devenue son premier client, loin devant les États-Unis (307 millions $).
  • Il est à noter que 5 ans plus tôt en 2015, l’Australie n’exportait que 1,67 milliards $ dont 377 millions $  sur la Chine [•••]

 

 

Extrait de la Lettre confidentielle Asie21-Futuribles n°142/2020-09 

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