La Chine accroît son emprise sur l’Asie grâce au yuan

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La Chine, au centre du jeu asiatique s’efforce depuis 2009 de faire du yuan la monnaie de référence en Asie pour réduire le rôle du dollar. Mais comment étendre le rôle régional, puis mondial du yuan sans en perdre le contrôle, c’est le dilemme actuel. Les innovations financières de la « zone pilote de libre échange de Shanghai » doivent apporter des solutions.

UGS : Asie21-Futuribles 67-2 Catégories : , Étiquettes : , , , , , , ,

Description

FAITS

Le président Obama, retenu par son conflit intérieur avec les Républicains, fut absent du Sommet de l’APEC, à Bali le 7 octobre 2013. Absence interprétée comme un signe de recul d’influence des États- Unis en Asie. En marge du Sommet devaient se tenir des rencontres avec les pays déjà engagés dans le TPP et avec ceux qu’il faut encore convaincre de s’y engager. Le TPP est une initiative des États-Unis de 2005, et non de l’APEC. Son objectif est de constituer entre pays des deux rives du Pacifique une zone de libre échange en 2015, excluant la Chine.

Hormis les États-Unis, sont actuellement impliqués 11 pays (Brunei, Nouvelle Zélande, Singapour, Australie, Malaisie, Vietnam, Japon, Chili, Mexique, Pérou, Canada). Il est évident pour tous que c’est une initiativestratégique américaine pour dissocier la Chine de son environnement asiatique. Celle-ci réagit. Elle s’efforce depuis 2009 de faire du yuan la monnaie de référence régionale. La Chine a signé depuis 2009 des accords de swap de devises avec tous ses partenaires d’Asie orientale et de l’ASEAN. Un accord de swap est un accord de crédit croisé entre deux banques centrales. Elles s’accordent mutuellement un prêt dans leur propre monnaie. Ce crédit permettra à chaque pays de payer ses importations provenant du partenaire dans la monnaie du partenaire. Ce système vise à éliminer le dollar dans les transactions bilatérales. L’accord le plus important, signé avec le Japon, est entré en vigueur en juin 2012. Il prévoit […]

Philippe Delalande, Asie21