La Chine se met en quarantaine. Les enjeux économiques de la crise du coronavirus

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La crise sanitaire que traverse la Chine pourrait conduire à une réévaluation du risque Chine et à une  inflexion du régime de croissance.

Description

FAITS

L’épidémie de SRAS* apparue en décembre 2002 et reconnue officiellement 4 mois plus tard avait atteint 8 000 personnes et fait 780 morts. Le PIB chinois qui, tiré par les exportations, progressait à 10 % l’an avait légèrement freiné au second trimestre 2003.

  • Le coronavirus, une maladie difficile à diagnostiquer car partageant des symptômes similaires à la grippe et a différents types de pneumonies, s’est déclaré en décembre 2019 et les autorités provinciales annoncent des mesures d’isolement de Wuhan qui sont mises en œuvre deux jours plus tard au début des vacances de nouvel an : entre-temps 5 millions d’habitants avaient quitté la ville.
  • Le virus s’est propagé à l’ensemble des provinces et à tous les pays voisins au-delà et il y avait 44 700 cas recensés officiellement le 12 février 2020, une sous- estimation selon les épidémiologistes et le chiffre officiel a été réévalué : il se situe à 67 118 le 15 février et le nombre de décès serait de 1 527.
  • Le taux de mortalité (2,8 %), 10 fois plus élevé que celui de la grippe, est inférieur au SRAS (10 %) et très inférieur à Ebola (42 %).
  • Il n’existe pas encore de traitement – en 2003 un traitement expérimental du SRAS a été développé en huit semaines – et on ne sait pas encore si les personnes atteintes peuvent transmettre le virus avant l’apparition des symptômes.

La Chine, première économie mondiale en termes de PIB mesuré en parité de pouvoir d’achat (ppa) :

  • est au 77e rang, proche de la Thaïlande, pour le revenu par habitant en ppa,
  • et si elle se classe au 61e rang en termes de santé de la population,
  • son système […]

 

 

Extrait de la Lettre confidentielle Asie21-Futuribles n°136/2020-02

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