Ouzbékistan  : 25 ans d’immobilisme

Un quart de siècle après la dislocation de l’Union soviétique, le groupe Asie21 se penche sur les cinq États qui, au centre du continent, sont nés à cette occasion. Il dresse le bilan de ces deux décennies et demie, et envisage les perspectives d’avenir de chacun d’entre eux.

Quatrième étape de ce périple : l’Ouzbékistan, le plus géopolitiquement prometteur des cinq États centrasiatiques, lors de leur indépendance, mais aussi celui qui a le plus déçu. L’échec économique, la répression politique, l’inconstance diplomatique, et pour finir l’immobilisme total ont laissé grandir les menaces, au point que le pays apparaît désormais comme le plus perturbateur de la région.

FAITS

Le 5 avril 2017, à Moscou, le président Poutine et son Premier ministre Medvedev ont reçu M. Chavkat Mirzioïev, président de l’Ouzbékistan élu le 4 décembre 2016. Plusieurs projets de coopération ont été évoqués, et de nombreux accords ont été conclus, afin de relancer une relation bilatérale qui avait beaucoup décliné durant les dernières années de pouvoir d’Islam Karimov, inamovible président-fondateur du pays.

Dans le même temps, l’Ouzbékistan s’est indirectement invité dans l’actualité mondiale de façon tragique. C’est un Russe d’origine kirghize, mais d’ethnie ouzbèke, qui a commis l’attentat du métro de Saint Pétersbourg le 3 avril 2017. Et c’est un ressortissant ouzbek qui conduisait le camion fou de Stockholm le 7 avril 2017. Déjà le 31 décembre 2016, un Ouzbek était l’auteur de l’attaque meurtrière contre une discothèque d’Istanbul. […]

Patrick Dombrowsky, Asie21

Extrait de la Lettre confidentielle Asie21-Futuribles n°105 avril 2017