Taïwan : Les désarrois du Kuomintang

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Le Kuomintang (KMT) parti nationaliste au pouvoir à Taïwan s’apprête à remplacer une candidate favorable à un rapprochement politique avec Pékin mais qui s’effondre dans les sondages, par une personnalité plus consensuelle. Cela trahit une inquiétude quant à une possible marginalisation du parti, malgré ses énormes moyens financiers et humains, et sa longue domination de la scène politique insulaire.

Description

FAITS

Hung Hsiu-Chu 洪秀柱, vice-présidente de l’assemblée nationale taïwanaise et candidate du KMT à l’élection présidentielle qui se tiendra au mois de janvier prochain, en même temps que les élections législatives, ne cesse de baisser dans les sondages. Partie aux environs de 30 % au moment de sa déclaration de candidature, elle est tombée aujourd’hui à 13 % des intentions de vote, tandis que sa principale adversaire Tsai Ing-Wen 蔡英文dépasse aujourd’hui les 40 % d’intentions de vote dans cette élection à un tour. Ses déclarations à l’emporte-pièce sur la nécessaire réunification avec la Chine et sa dénonciation virulente d’un « populisme » qui travaillerait la société et la scène politique taïwanaises, et qui se manifesterait par une xénophobie antichinoise de plus en plus affirmée, ne sont pas pour rien dans son impopularité croissante.

Les dirigeants du KMT, affolés par la perspective de voir le parti subir une déroute non seulement à la présidentielle […]

Emmanuel Dubois, Asie21

Extrait de la Lettre confidentielle Asie21-Futuribles n°88 octobre 2015