Cambodge : Pas de salut hors de la Chine ?

4,50

La crise du Coronavirus a bien atteint le Cambodge mais pas de la façon dont les observateurs l’attendaient : s’il y a bien eu quelques cas, le Cambodge a remarquablement bien résisté à l’épidémie sanitaire. Les dégâts sont à compter ailleurs : dans la dégradation de l’économie qui incite les autorités à compter encore plus sur une dynamique chinoise qui les maintient hors flot. La lente transformation du royaume en province chinoise se poursuit.

Description

FAITS

Le coronavirus n’a pas touché le Cambodge : à peine 141 cas, pour la plupart des étrangers, ou des Khmers qui ont contacté la maladie à l’étranger (dont 19 venant de Malaisie, le 27.06). On se souvient que le Premier ministre Hun Sen se vantait que le virus ne pouvait sévir dans son pays et qu’il a accueilli en grande pompe, et avec une mise en scène soignée, les étrangers bloqués sur un navire de croisière (le Westerdam) en février dernier avant de les renvoyer chez eux, guéris (à la chloroquine). 

En mars 2020, des mesures liberticides décidées au nom de la lutte contre la pandémie (qui ne sévissait pourtant pas) ont été annoncées : interdiction de réunions publiques, interdiction des services religieux tant bouddhistes que musulmans ou chrétiens, restriction de la circulation, interdiction d’Internet la nuit, interdiction de l’enseignement depuis la maternelle jusqu’aux études supérieures, nationales ou internationales,  fermeture de la poste, suppression du nouvel an khmer, du 13 au 16 avril. […]

 

 

Extrait de la Lettre confidentielle Asie21-Futuribles n°141/2020-07&08

abonnement en ligne ou par mail